Pourquoi faut-il mettre à jour le copyright de son site ?

C'est la seule date vérifiable de votre page, et elle trahit deux choses : l'âge réel de votre site, et le niveau de celui qui l'a construit.

Descendez tout en bas de votre site. Regardez la ligne qui commence par le petit rond barré.

Si elle affiche une année passée - « © 2019 », « © 2021 » - vous venez de trouver la chose la plus révélatrice de votre site, et celle qui se corrige le plus vite.

Ce que votre visiteur en déduit

Cette date est le seul repère daté et vérifiable de toute votre page. Vos textes ne portent pas de date, vos photos non plus. Elle, si.

Alors quelqu'un qui hésite entre vous et un concurrent la lit, et il en tire trois conclusions, toutes mauvaises :

  • Personne ne s'occupe de ce site. Si rien n'a bougé depuis trois ans, à quoi ressemble le reste ?
  • L'entreprise est-elle encore en activité ? La question paraît excessive, elle se pose pourtant. Beaucoup de sites d'entreprises disparues restent en ligne des années.
  • Ces informations sont-elles à jour ? Les tarifs, les horaires, le numéro de téléphone : si la date est vieille, le doute s'étend à tout le reste.
Vous ne perdez pas ce client parce que votre travail est mauvais. Vous le perdez parce que votre vitrine a l'air abandonnée.

Ce que ça dit de qui a fait le site

C'est le point que peu de gens voient, et c'est le plus parlant.

Cette année ne devrait jamais être écrite à la main. Une seule ligne de code demande la date du jour au serveur et l'affiche. Le site écrit tout seul « 2026 » cette année, « 2027 » l'an prochain, sans que personne n'y touche.

C'est une des toutes premières choses qu'on apprend en faisant des sites. Si la vôtre est figée, cela signifie que celui qui l'a construit l'a tapée en dur - soit qu'il débutait, soit qu'il faisait vite.

Et la question suivante est légitime : si ce détail-là a été bâclé, qu'en est-il de ce qui ne se voit pas ? Le temps d'affichage, la sécurité, la façon dont le site s'adapte aux téléphones, les balises qui permettent à Google de vous comprendre.

Les autres dates qui trahissent

Tant que vous y êtes, vérifiez celles-ci. Elles se figent toutes de la même façon :

  • « Nos dernières réalisations » avec des chantiers de 2018
  • Les mentions légales, qui citent parfois une adresse ou un gérant qui a changé
  • Une actualité en page d'accueil annonçant un événement passé
  • Les tarifs affichés, s'il y en a
  • Les réseaux sociaux liés en pied de page, quand le dernier message date d'il y a deux ans

Un seul de ces signaux passe inaperçu. Trois ensemble donnent l'impression d'une entreprise à l'arrêt.

Comment le corriger

Si vous pouvez modifier votre site vous-même, remplacez l'année par la bonne. C'est mieux que rien, mais vous devrez recommencer dans trois mois et demi - et vous l'oublierez, comme tout le monde.

La vraie correction est de demander à votre prestataire de la rendre automatique. C'est l'affaire de cinq minutes pour quelqu'un qui sait où regarder, et ce sera réglé pour toujours.

Si personne ne peut y toucher - prestataire injoignable, accès perdus, devis demandé pour chaque virgule - vous venez d'apprendre quelque chose de plus important que la date elle-même. Un site qu'on ne peut pas faire évoluer se périme deux fois plus vite, et c'est un motif sérieux d'envisager une refonte.

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